LIVRE acte IV

«J’ai fait deux fois de suite le même
rêve, dit-il. Je me trouvais avec mes brebis
sur un pâturage, et voilà qu’apparaissait
un enfant qui se mettait à jouer avec les
bêtes. Je n’aime pas beaucoup qu’on
vienne s’amuser avec mes brebis, elles ont
un peu peur des gens qu’elles ne connaissent
pas. Mais les enfants, eux, arrivent
toujours à s’amuser avec elles sans qu’elles
prennent peur. J’ignore pourquoi. Je ne
sais pas comment les animaux peuvent
savoir l’âge des êtres humains.
— Retourne à ton rêve, dit la vieille. J’ai
une marmite au feu. Et d’ailleurs, tu n’as
pas beaucoup d’argent, tu ne vas pas me
prendre tout mon temps.
— L’enfant continuait à jouer avec les
brebis pendant un moment, poursuivit le
berger, un peu embarrassé. Et, tout d’un
coup, il me prenait par la main et me conduisait
jusqu’aux Pyramides d’Egypte. »
Il marqua un temps d’arrêt, pour voir si
la vieille savait ce qu’étaient les Pyramides
d’Egypte. Mais celle-ci resta muette.
«Alors, devant les Pyramides d’Egypte
(il prononça ces mots très distinctement,
pour que la vieille pût bien comprendre),
le gosse me disait: « Si tu viens jusqu’ici, tu
trouveras un trésor caché. » Et, au moment
où il allait me montrer l’endroit exact, je
me suis réveillé. Les deux fois. »
La vieille demeura sans rien dire pendant
quelques instants. Ensuite, elle reprit

les mains du jeune homme, qu’elle étudia
attentivement.
«Je ne vais rien te faire payer maintenant,
dit-elle enfin. Mais je veux la dixième
partie du trésor, si jamais tu le trouves. »
Le jeune homme se mit à rire. Un rire de
contentement.
Ainsi, il allait conserver le peu d’argent
qu’il possédait, grâce à un songe où il était
question de trésors cachés! Cette vieille
bonne femme devait vraiment être une
gitane. Les gitans sont bêtes.
«Eh bien, comment interprétez-vous ce
rêve ? demanda le jeune homme.
— Avant, il faut jurer. Jure-moi que tu
me donneras la dixième partie de ton trésor
en échange de ce que je te dirai. »
Il jura. La vieille lui demanda de répéter
le serment avec les yeux fixés sur l’image
du Sacré-Coeur de Jésus.
«C’est un songe de Langage du Monde,
dit-elle alors. Je peux l’interpréter, mais
c’est une interprétation très difficile. Il me
semble donc que je mérite bien ma part
sur ce que tu trouveras.
«Et l’interprétation est celle-ci: tu dois
aller jusqu’aux Pyramides d’Egypte. Je n’en
avais jamais entendu parler, mais si c’est
un enfant qui te les a montrées, c’est
qu’elles existent en effet. Là-bas, tu trouveras
un trésor qui fera de toi un homme
riche. »
Le jeune homme fut d’abord surpris,
puis irrité. Il n’avait pas besoin de venir

trouver cette bonne femme pour si peu.
Mais, en fin de compte, il se rappela qu’il
n’avait rien à payer.
« Si c’était pour ça, je n’avais pas besoin
de perdre mon temps, dit-il.
— Tu vois! Je t’avais bien dit que ton
rêve était difficile à interpréter. Les choses
simples sont les plus extraordinaires, et
seuls les savants parviennent à les voir.
Comme je n’en suis pas un, il faut bien que
je connaisse d’autres arts: lire dans les
mains, par exemple.
— Et comment vais-je faire pour aller
jusqu’en Egypte ?
— Je ne fais qu’interpréter les songes. Il
n’est pas dans mon pouvoir de les transformer
en réalité. C’est pour cette raison
que je dois vivre de ce que me donnent
mes filles.
— Et si je n’arrive pas jusqu’en Egypte ?
— Eh bien ! je ne serai pas payée. Ce ne
sera pas la première fois. »
Et la vieille n’ajouta rien. Elle demanda
au jeune homme de s’en aller, car il lui
avait déjà fait perdre beaucoup de temps.

Le berger s’en alla, déçu, et bien décidé à
ne plus jamais croire aux songes. Il se rappela
qu’il avait diverses choses à faire: il
alla donc chercher de quoi manger, échangea
son livre contre un autre, plus gros, et
s’en fut s’asseoir sur un banc de la place
pour goûter à loisir le vin nouveau qu’il
avait acheté. C’était une journée chaude, et
le vin, par un de ces mystères insondables
comme il y en a, parvenait à le rafraîchir
un peu. Ses moutons se trouvaient à l’entrée
de la ville, dans l’étable d’un nouvel
ami qu’il s’était fait. Il connaissait beaucoup
de monde dans ces parages — et
c’était bien pourquoi il aimait tant voyager.
On arrive toujours à se faire de nouveaux
amis, sans avoir besoin de rester avec eux
jour après jour. Lorsqu’on voit toujours les
mêmes personnes, comme c’était le cas au
séminaire, on en vient à considérer qu’elles
font partie de notre vie. Et alors, puisqu’elles
font partie de notre vie, elles finissent
par vouloir transformer notre vie. Et si
nous ne sommes pas tels qu’elles souhaite-

raient nous voir, les voilà mécontentes. Car
tout le monde croit savoir exactement comment
nous devrions vivre.

SUITE le 5 juin

La COP 24 chacun doit bouger !

Moi xavier je participe aux actions contre la pollution , je ne prend pas le voiture pour 100 metres ou chercher du pain ou amener les enfants a coté.

COP 24 : nos régions innovent déjà pour changer notre quotidien et sauver la planète !

Le coureur Xavier Vatin, en repérage aux portes du périphérique parisien. / © Emmanuel Tixier pour F3 Paris IDF

Mais il n’est pas le seul à s’engager. Partout autour de nous, dans chaque région, les initiatives se multiplient.
En Ile-de France par exemple, un Seine-et-Marnais de 45 ans veut faire le tour de Paris en suivant le périphérique… à pied. Xavier Vatin adécidé de cette longue marche de 40 kilomètres, surtout pour dénoncer la pollution de l’air. 

En ce moment, le climat se dérègle. Il faut agir rapidement. Si les gens peuvent éviter de prendre la voiture pour faire 500 mètres. Ce serait déjà bien !
 

lire en jour 7 de l’article

https://france3-regions.francetvinfo.fr/cop-24-nos-regions-innovent-deja-changer-notre-quotidien-sauver-planete-1558016.html

Partager et dite ce que vous pensez . merci agissons tous , un pas ….

Accident de rando à 14 ans

24.05.2019

Une élève de 14 ans a perdu la vie jeudi lors d’une randonnée scolaire annuelle au-dessus de Coire. Sur le chemin du retour, il a fait une chute mortelle de 200 mètres dans une pente raide et rocheuse.

Le drame est survenu vers 17h00, alors que les élèves de la ville de Coire revenaient de leur traditionnelle « montée au mayen ». Le malheureux descendait de la montagne locale Pizokel sur un chemin d’alpage, lorsqu’il a chuté dans un virage pour des raisons encore inconnues, indique vendredi la police grisonne.

Le médecin de la Rega n’a pu que constater le décès de l’adolescent. Proches, camarades de classe et enseignants ont été pris en charge par une cellule psychologique. Le Ministère public et la police cantonale ont ouvert une enquête sur les circonstances de l’accident.

plus info https://www.laliberte.ch/news-agence/detail/coire-un-eleve-de-14-ans-meurt-lors-d-une-randonnee-annuelle/519061

Livre acte III

L’horizon se teinta de rouge, puis le
soleil apparut. Le jeune homme se souvint
de la conversation avec son père et se sentit
heureux; il avait déjà connu bien des
châteaux et bien des femmes (mais aucune
ne pouvait égaler celle qui l’attendait à
deux jours de là). Il possédait un manteau,
un livre qu’il pourrait échanger contre un
autre, un troupeau de moutons. Le plus
important, toutefois, c’était que, chaque
jour, il réalisait le grand rêve de sa vie :
voyager. Quand il se serait fatigué des
campagnes d’Andalousie, il pourrait vendre
ses moutons et devenir marin. Quand il en
aurait assez de la mer, il aurait connu
des quantités de villes, des quantités de
femmes, des quantités d’occasions d’être
heureux.
«Comment peut-on aller chercher Dieu
au séminaire?» se demanda-t-il, tout en
regardant naître le soleil. Chaque fois que
c’était possible, il tâchait de trouver un
nouvel itinéraire. Il n’était jamais venu
jusqu’à cette église, alors qu’il était pour-

tant passé par là tant de fois. Le monde
était grand, inépuisable ; et s’il laissait ses
moutons le guider, ne serait-ce qu’un peu
de temps, il finirait par découvrir encore
bien des choses pleines d’intérêt. « Le problème,
c’est qu’ils ne se rendent pas compte
qu’ils parcourent de nouveaux chemins
tous les jours. Ils ne s’aperçoivent pas que
les pâturages ont changé, que les saisons
sont différentes. Car ils n’ont d’autre préoccupation
que la nourriture et l’eau. »
«Peut-être en est-il ainsi pour tout le
monde, pensa le berger. Même pour moi,
qui n’ai plus d’autres femmes en tête
depuis que j’ai rencontré la fille de ce commerçant.
»
Il regarda le ciel. D’après ses calculs, il
serait à Tarifa avant l’heure du déjeuner.
Là, il pourrait échanger son livre contre
un plus gros volume, remplir sa bouteille
de vin, se faire raser et couper les cheveux
; il devait être fin prêt pour retrouver
la jeune fille, et il ne voulait même pas
envisager l’éventualité qu’un autre berger
fût arrivé avant lui, avec davantage de
moutons, pour demander sa main.
«C’est justement la possibilité de réaliser
un rêve qui rend la vie intéressante»,
songea-t-il en levant à nouveau son regard
vers le ciel, tout en pressant le pas. Il
venait de se rappeler qu’il y avait à Tarifa
une vieille femme qui savait interpréter les
rêves. Et, cette nuit-là, il avait eu le même
rêve qu’il avait déjà fait une fois.

La vieille conduisit le jeune homme au
fond de la maison, dans une pièce séparée
de la salle par un rideau en plastique multicolore.
Il y avait là une table, une image
du Sacré-Coeur de Jésus, et deux chaises.
La vieille s’assit et le pria d’en faire
autant. Puis elle prit entre les siennes les
deux mains du garçon et se mit à prier
tout bas.
Cela ressemblait à une prière gitane. Il
avait déjà croisé bien des gitans sur son
chemin. Ces gens-là voyageaient, eux aussi,
mais ils ne s’occupaient pas de moutons.
Le bruit courait qu’un gitan, c’était quelqu’un
qui passait son temps à tromper le
monde. On disait aussi qu’ils avaient un
pacte avec le démon, qu’ils enlevaient des
enfants pour faire d’eux leurs esclaves
dans leurs mystérieux campements. Quand
il était tout petit, le jeune berger avait toujours
été terrifié à l’idée d’être enlevé par
les gitans, et cette peur d’autrefois lui
revint tandis que la vieille lui tenait les
mains.

« Mais il y a ici une image du Sacré-
Coeur de Jésus », pensa-t-il, en essayant de
se rassurer. Il ne voulait pas que sa main
se mît à trembler et que la vieille s’aperçût
de sa frayeur. En silence, il récita un Notre
Père.
« Intéressant… » dit la vieille, sans quitter
des yeux la main du garçon. Et, à nouveau,
elle se tut.
Celui-ci se sentait de plus en plus nerveux.
Ses mains se mirent à trembler malgré
lui, et la vieille le remarqua. Il les
retira très vite.
«Je ne suis pas venu ici pour les lignes
de la main», dit-il, regrettant maintenant
d’être entré dans cette maison. Un instant,
il pensa qu’il ferait mieux de payer la
consultation et de s’en aller sans rien
savoir. Il accordait sans doute bien trop
d’importance à un rêve qui s’était répété.
« Tu es venu m’interroger sur les songes,
dit alors la vieille. Et les songes sont le langage
de Dieu. Quand Dieu parle le langage
du monde, je peux en faire l’interprétation.
Mais s’il parle le langage de ton âme,
alors il n’y a que toi qui puisses comprendre.
De toute façon, il va falloir me
payer la consultation. »
«Encore une astuce», pensa le jeune
homme. Malgré tout, il décida de prendre
le risque. Un berger est toujours exposé au
danger des loups ou de la sécheresse, et
c’est bien ce qui rend plus excitant le
métier de berger.

SUITE le 29 mai

Montereau contre la loi BLANQUER

Montereau se mobilise contre la loi BLANQUERDENONCE CETTE MYSTIFICATIONEn réalité cette réforme signifie :

Pour les écoles

_150 millions pour les écoles privées

_Mutualisation DES AESH

_Mise sous tutelle par le collègeCollège

_Fermeture des classes donc surcharge de classes

_Des professeurs sur plusieurs collèges

Lycée

_Des effectifs lourds

_DISPARITION de certains options

LE BAC N’EST PLUS UN DIPLÔME NATIONAL

LA LIGUE CONTRE LE CANCER FICHÉE PAR MONSANTO

Hier, le journal Le Monde et France 2 ont révélé l’existence du « fichier Monsanto », une liste datant de 2016 de plus de 200 personnalités politiques, journalistes et scientifiques.

La Ligue contre le cancer figure dans cette liste et est identifiée comme étant « anti-Monsanto ».

Ces méthodes de fichage sont illégales. En effet, la constitution d’une base de données contenant des éléments personnels « faisant apparaître les opinions politiques et philosophiques d’une personne sans son consentement » est interdite par le code pénal.

La Ligue contre le cancer dénonce ces méthodes inacceptables, preuves supplémentaires des stratégies d’influence hors-la-loi élaborées par Monsanto en faveur du renouvellement de l’autorisation du glyphosate, substance qui devrait pourtant être interdite au nom du principe de précaution.

Face à des tels agissements, la Ligue contre le cancer se réserve la possibilité de porter plainte.10 Mai 2019


URL source: https://www.ligue-cancer.net/article/50393_la-ligue-contre-le-cancer-fichee-par-monsanto

ENCORE un feu en forêt

Seine-et-Marne. Une bougie retrouvée sur les lieux de l’incendie de forêt à Fontainebleau

25O m2 de végétation ont été calcinés.

Illustration. Les sodlats du feu ont rapidement maîtrisé le feu de végétation

Mardi 14 mai, vers 18 h 40, les soldats du feu ont dû intervenir en forêt de Fontainebleau (parcelle 273), au carrefour de la Vallée de la Chambre.