LE CANCER EN CHINE

Le cancer serait le tueur n°1 en Chine, cela semble un fait avéré, et il y a des raisons précises qui expliqueraient ce phénomène. Mais il règne un certain flou dans la manière dont les médias en parlent, on trouve raremement des sources et des chiffres précis.closevolume_off

« En Chine, le nombre des cancers explose » (accès payant) titre un article « correspondance spéciale » paru dans le quotidien La Croix, hier vendredi avant d’ajouter « En trente ans, le taux de mortalité par cancer a augmenté de 80 %, selon des chiffres du ministère de la santé publiés à l’occasion du congrès mondial contre le cancer qui s’était tenu à Shenzhen (sud du pays) en août 2010″.

Mais sur le site Aujourd’hui la Chine, on lisait le 27 juillet 2007 : « Une étude du ministère de la Santé et du ministère de la Science et des Technologies montre que le taux de mortalité du cancer a augmenté de 80% en Chine ces trente dernières années. » On peut légitimement se demander s’il ne s’agit pas de la même étude. Et du coup l’information ne semble pas très fraîche.

Quoiqu’il en soit, La Croix ajoute « Depuis quelques années, le cancer est la première cause de mortalité du pays. « Dans les grandes villes, le nombre de malades est à peu près similaire à celui des pays développés, explique Chen Wanqing, cancérologue et directeur de l’Institut chinois de recherche pour la prévention et le traitement du cancer. Mais plus de gens meurent, car beaucoup n’ont pas le réflexe d’aller se faire dépister. Et la plupart de ceux qui arrivent à l’hôpital sont déjà en phase terminale. »

Sur les causes de ces cancers plusieurs explications sont mises en avant. La Croix évoque la pollution de l’air provoquée « par l’utilisation massive de charbon et l’explosion du nombre de véhicules individuels. » avant de citer le professeur Zhang Guangchao. « « Les Chinois mangeaient plus de céréales et moins de viande. Notre alimentation comporte plus de graisses, de sucres et moins défibres. Et puis, les citadins font de moins en moins d’exercice ». »

En 2008, Aujourd’hui La Chine mettait en avant le tabac « désigné facteur numéro un du cancer. La Chine est le plus grand producteur et consommateur de tabac, avec 350 millions de fumeurs et plus de 500 millions de victimes du tabagisme passif. Une manne financière dont le gouvernement chinois ne voudrait pas se priver. L’année dernière, il a empoché 38,8 milliards de yuan de taxes sur le tabac, soit une augmentation de 20% en cinq ans. »

En mai 2011, le Earth Policy Institute souligne que la campagne n’est pas épargnée « Dans les zones rurales, les cancers du foie, du poumon et de l’estomac comptent chacun pour près de 20 pour cent de la mortalité par cancer. Le cancer du foie est trois fois plus susceptible de tuer un paysan chinois que le citoyen moyen mondial ; et les chinois des régions rurales ont le double du taux de mortalité mondial par cancer de l’estomac. Ces cancers sont liés à l’eau polluée par des produits chimiques et des eaux usées, ainsi que d’autres contaminants de l’environnement. »

Et ce dernier article a l’avantage d’être accompagné d’un tableau présentant les « Principales causes des décés en Chine urbaine et rurale en 2009 ».

Les raisons d’être optimiste sont rares. On trouve quand même une étude réalisée par des chercheurs de l’Université d’Etat dans l’Oregon citée en février 2011, et publiée dans la revue Environmental Health Perspectives selon laquelle « les mesures antipollution mises en place durant les Jeux olympiques de 2008 à Pékin, pourraient réduire de moitié le risque de cancer du poumon des habitants. 10.000 cas de cancer du poumon en moins à Pékin. »

Il y a aussi certains chiffres officiels chinois optimistes pour certains cancers cités en avril 2011 : « Selon les dernières études du Bureau de Contrôle et de la Prévention des maladies, placé sous l’autorité du ministère de la Santé, le cancer du sein touche 43 femmes pour 100 000 en Chine – une incidence bien inférieure à celle relevée dans les pays développés, comme aux Etats-Unis où elle atteint les 100 pour 100 000. »

Mais cet optimisme est nuancé par une remarque inquiétante « La Fondation contre le Cancer a montré dans une étude que l’âge moyen des patientes atteintes du cancer du sein en Chine est compris entre 40 et 49 ans, soit 10 ans de moins que dans les pays occidentaux. L’étude est basée sur plus de 4200 patientes de la partie continentale de la Chine soignées entre 1999 et 2008. »

Bref, on ne trouve pas facilement des informations fiables sur le cancer en Chine dans les médias occidentaux.

En Chine, le nombre des cancers explose

En Chine, le nombre des cancer …

AVEC GILLES KLEIN

en 2019

La Chine est sur la bonne voie pour plus d’accessibilité aux traitements du cancer

Trois années de pourparlers qui se sont soldées par un succès. C’est le récent exploit de la Chine où actuellement, bon nombre de médicaments anticancéreux sont couverts par l’assurance maladie et ont vu chuter leur prix. D’autres négociations sont également en cours afin de rendre plus abordable le coût de traitement de certaines affections graves. Cette initiative ayant pour objectif d’éviter le recours à des médications alternatives à risques.

Le cancer se trouve parmi les premières causes de mortalité dans le monde. Mais en Chine, il sévit davantage. Tous les ans, plus de trois millions de nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués dans ce pays alors que leurs traitements sont onéreux.

De fait, la majorité des remèdes dédiés sont produits à l’étranger et leurs prix sont, de ce fait, lestés par des frais d’importation de distribution. Si bien que faute d’y avoir accès, les patients sont contraints de chercher d’autres possibilités.

Conscient de cette problématique, le gouvernement a fait des négociations de prix des médicaments anticancéreux sa priorité au cours des dernières années, en les intégrant dans le programme national d’assurance maladie de base. Il prévoit aussi de voir de près le coût du traitement d’autres maladies graves.

Des prix inabordables pour le grand public

Le fardeau du cancer atteint chaque année 3,8 millions de nouveaux cas en Chine avec une évolution rapide de l’incidence pour certains d’entre eux, à en croire le communiqué de l’Hôpital du Cancer de l’Académie chinoise des sciences médicales.

Force est toutefois de constater que les dépenses en matière de soins sont très lourdes pour les cancéreux étant donné les tarifs trop élevés appliqués par les sociétés pharmaceutiques.

Étant pour la plupart importés, des coûts de distribution et des droits douaniers sont en effet ajoutés aux prix des médicaments, qui reviennent alors plus chers dans le pays que dans d’autres.

L’inaccessibilité des traitements incite les gens du peuple à commander en ligne des médications génériques, dont les produits indiens, par exemple, qui sont plus abordables. Or, cette initiative implique plusieurs risques à encourir, selon les responsables de la Commission nationale de la santé.

C’est bien le cas d’un patient atteint de la leucémie qui a traité initialement sa maladie avec Gleevec de la marque Novartis en dépensant mensuellement près de 24 000 yuans, l’équivalent de 3 535 dollars. Faute de moyens, il a dû se fournir avec une version générique au risque de se faire arrêter étant donné que la vente de celle-ci est interdite en Chine.

Des mesures efficaces pour réduire les dépenses liées aux traitements

Afin de permettre aux personnes atteintes du cancer d’accéder plus aisément à des soins adéquats, la réduction des prix des médicaments est de mise. De même, ces derniers doivent être remboursés par la caisse d’assurance maladie.

C’est ce qui a été initié par les autorités chinoises en 2015 à travers plusieurs négociations qui se sont avérées fructueuses au bout de trois ans. Au fondateur de Beijing Dingchen Consultancy, Shi Lichen, de confirmer :

Les médicaments anticancéreux ont constitué la priorité des négociations de prix ces dernières années en raison du nombre croissant de patients atteints du cancer et de leurs prix plus élevés.

Ainsi, 34 médicaments les plus utilisés traitant les cancers du sein, du poumon, du rectum et de l’estomac sont maintenant inclus dans le programme national d’assurance maladie de base après avoir vu leur prix s’abaisser à plus de 50%.

Parmi les 17 prix révisés en octobre, celui de l’Erbitux de la marque Merck, a enregistré une remise de 69% (allant de 4 200 yuans à 1 295 yuans). En outre, 103 médicaments antinéoplasiques ont bénéficié d’une exonération de leurs droits d’importation.

À préciser que l’Administration nationale de la sécurité des soins de santé ne s’est pas contentée de négocier pour les traitements anticancéreux, ces derniers n’étant pas les seules sources de dépenses en soins. Les patients atteints d’affections graves sont aussi au cœur de leurs préoccupations. Selon sa porte-parole :

Le nombre de patients atteints d’autres maladies graves telles que les maladies cardiaques et l’hépatite B est également élevé, et ils ont également lancé un appel pour des médicaments plus abordables.

À Shi Lichen d’ajouter :

Après des études faites au cours des dernières années, les autorités pourraient élargir les négociations de prix aux médicaments traitant d’autres maladies graves telles que les maladies cardiovasculaires.

Sur des infos : https://www.lecomparateurassurancecancercom/6-actualites-assurance/110870-chine-est-bonne-voie-pour-plus-accessibilite-aux-traitements-cancer .

AVEC LE COVID-19 APPARUE FIN 2019

le nombre de CANCER EXPLOSE surtout en CHINE

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