Maladies invisibles : ces pathologies sans symptômes apparents

Les maladies invisibles sont caractérisées par le fait qu’elles ne présentent aucun symptôme apparent engendrent beaucoup de conséquences.

Maladies invisibles : quelles conséquences sociales pour les patients ?

Le terme de maladie invisible désigne l’ensemble des pathologies ne présentant aucun symptôme apparent. Lorsqu’elles ne sont pas divulguées par le patient ou tout simplement ignorées par ce dernier, il est difficile pour l’entourage de les soupçonner. Souvent, ces maladies invisibles induisent chez les patients des comportements inhabituels, qui sont la plupart du temps mal interprétés par les personnes tierces, voire par la victime elle-même. La fatigue est alors interprétée comme de la fainéantise, les troubles de la mémoire comme signes de démence, ou de déficience intellectuelle. Découvrons plus en détails les catégories de pathologies invisibles, ainsi que le quotidien lugubre des patients qui en sont atteints.

Les différents types de maladies invisibles

Comme nous l’avons mentionné, les maladies invisibles peuvent être classifiées en diverses catégories, distinguées selon la nature du handicap provoqué. Ainsi, 4 types de maladies invisibles existent, voyons les détails de chacun.

Les maladies invalidantes chroniques

On pourrait qualifier les pathologies de cette catégorie de maladies physiques, par opposition aux maladies psychiques, même s’il ne s’agit pas de la seule classification pouvant correspondre à cette description. Cette classification est celle qui comporte le plus grand nombre de maladies invisibles.

Quoiqu’il en soit, la catégories des maladies chroniques et invalidantes regroupe des pathologies connues, à l’image du diabète, de la maladie de Crohn, ou encore de l’ensemble des troubles digestifs, cardiaques et respiratoires chroniques. Bien qu’il n’est pas possible de reconnaître un patient atteint de ce type de maladies à vue, on sait les handicaps, et parfois même les douleurs qu’elles sont susceptibles d’engendrer.

On peut également ajouter beaucoup de pathologies à cette catégorie, comme l’arthrite, la sclérose en plaque et bien d’autres.

Les handicaps sensoriels

Voici une autre classification de maladies que l’on pourrait qualifier de physiques. Les handicaps sensoriels concernent comme leur nom l’indique toutes les pathologies qui concernent les sens. Les deux plus communes sont naturellement les troubles de la vue ainsi que la surdité et toutes les formes de déficience auditive. La cécité ne s’inscrit cependant pas dans la catégorie, puisqu’il est facile de reconnaître à priori une personne aveugle. Pour le reste des sens, à savoir le goût, l’odorat et le toucher, les handicaps sensoriels se font plus rares, mais demeurent naturellement invisibles.

Les handicaps psychiques

Nous voici à présent dans la première classification psychologique des maladies invisibles. Ici, on retrouve des troubles psychiques assez connus, à l’image de la bipolarité, de la schizophrénie ou encore des différentes formes de dépression. Bien que ces pathologies engendrent des troubles du comportement visibles, il n’existe pas de symptôme spécifique à l’une d’entre elles. Le plus souvent, la tristesse du patient se fait ressentir, son irritabilité, sa perte de motivation, etc. Mais ce sont là des signes que l’on peut attribuer à un simple coup de blues ou quelque léger trouble. Certains patients s’obstinent à occulter les troubles psychiques dont ils sont victimes, ce qui les rend encore plus difficiles à déceler.

Les troubles cognitifs

L’ultime classification des maladies invisibles concerne la catégories des troubles cognitifs. A la différence des handicaps psychiques qui consistent en une altération de l’état psychique, les troubles cognitifs reposent sur une difficulté du patient à utiliser ses capacités cérébrales.

Eux aussi difficiles à déceler, on les attribue souvent à une déficience intellectuelle, ce qu’ils ne sont pas. Les facultés cognitives les plus souvent touchées dans ce cas sont la mémoire, la concentration, la maîtrise du langage, la perception et la gestuelle.

Les difficultés vécues par les patients atteints de maladies invisibles

Hormis l’aspect santé qui est bien entendu le premier touché, la principale conséquence négative des maladies invisibles est avant tout d’ordre social. En effet, l’absence de symptômes donne souvent l’apparence d’une personne saine, en totale capacité de ses moyens, physique ou mentaux. Cette apparence implique un manque d’indulgence de l’entourage lorsque le patient présente des signes de faiblesse. C’est par exemple le cas d’une personne ne pouvant travailler et qui se voit accusée de fainéantise par le voisinage, ou encore celui d’une personne ne circulant pas en fauteuil roulant qui se gare sur une place réservée aux handicapés. Il existe quantité d’autres scénarios dans lesquels les personnes souffrant de pathologies invisibles s’attirent les diatribes des autres.

Ainsi s’en suivent des souffrances psychologiques vécues par ces patients, qui se sentent méprisés, incompris, critiqués à tort. Des souffrances qui contribuent à aggraver la pathologie principale dont ils sont atteints, créant ainsi un cercle vicieux dont il est très difficile de s’extirper, surtout pour les plus faibles mentalement.

Mais l’impact social n’est pas le seul obstacle auquel doivent faire face les victimes de maladies invisibles; bien souvent, le marché de l’emploi leur est inaccessible, en raison de leurs limites physiques ou intellectuelles. Les chiffres montrent que le taux de chômage est 2 fois plus grand chez les personnes souffrant de ce type de pathologies que chez les bien portants, ce qui constitue un écart abyssal.

L’accompagnement des victimes de maladies invisibles

Devant faire face, outre les problèmes de santé, à de nombreux obstacles sociaux et économiques, il est indispensable de venir en aide aux patients atteints de maladies invisibles. Des dispositifs existent pour accompagner ces gens en détresse pour les aider à trouver un emploi adapté à leur situation, à travers un suivi personnalisé. Fort heureusement, de nombreux patients ont pu à ce jour bénéficier de tels dispositifs, et disposent désormais d’un emploi. Côté social, un psychologue peut être un bon partenaire afin de surmonter la pression de l’entourage.

Il faut savoir que la plupart du temps, ces patients se replient sur eux-mêmes, et ne communiquent leur situation à personne. Ce recroquevillement les enfoncera davantage dans leurs souffrances, c’est pourquoi il est impératif, en tant que proche, de parler à la personne atteinte, de la convaincre à s’exprimer et à bénéficier des aides disponibles.

A suivre dans un prochain article

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